Marina Chiche

Les premières années

Marina Chiche nait à Marseille en novembre 1981. A 3 ans, elle rencontre son premier violon et à 4 ans elle entre au Conservatoire de Marseille. Jean Ter Merguerian assure sa formation. A 16 ans et demi, Marina Chiche est admise « Première nommée » au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

 

Les prémices d’une grande carrière

Marina est distinguée par quatre premiers prix : violon, musique de chambre, et en musicologie : analyse et esthétique ; parallèlement, elle obtient sa licence de littérature allemande. Plus tard elle obtiendra un doctorat en Art, théorie et pratiques – à l’université de Lille 3.

Elle se forme auprès d’éminents professeurs. Ainsi Marina est remarquée par Joseph Silverstein et Ida Haendel à l’Académie du Festival de Verbier et par le compositeur hongrois Gyorgy Kurtag lors de masterclasses à Paris et au Festival de Prussia Cove en Angleterre. 
Marina Chiche est admise dans les meilleures classes de violon européennes : Boris Kuschnir à Vienne, Ana Chumachenco à Munich. Elle se perfectionne auprès des maitres les plus réputés, tels que Leonidas Kavakos à Athènes et Ferenc Rados à Budapest.

 

Des nominations et des prix 

Marina Chiche remporte le Premier prix du concours Menuhin à Gstaad en 2000. Elle est la Révélation classique de l’ADAMI 2003. Aux Victoires de la musique classique, elle est la Révélation instrumentale en 2004 et en 2005. Elle est finaliste du concours Nouveaux Talents de l’Union des radios européennes en 2005 à Bratislava.

 

Premiers disques

Le premier disque de Marina Chiche, consacré aux sonates de Brahms, est récompensé par Piano Magazine « Coup de cœur », par Répertoire-Classica « Recommandé » et par RT « Coup de cœur ».

Son disque Solo « Après une lecture de Bach » en 2008 est « Coup de cœur » de France Musique.

 

Des concerts sur les grandes scènes mondiales

Marina Chiche se produit en soliste avec des orchestres français : Orchestre de Paris, Ensemble Orchestral de Paris, Orchestre National de Lille, Orchestre National de Lorraine, Orchestre de Bretagne, Orchestre de Picardie, Orchestre de Marseille, Orchestre Symphonique de Mulhouse, Orchestre de Cannes, Orchestre de Nancy, Orchestre de la Garde républicaine…

Les plus grandes scènes françaises l’accueillent : Théâtre des Champs Elysées, Châtelet, Cité de la Musique, Salle Gaveau, Musée d’Orsay, Opéra de Marseille, Arsenal de Metz, Le Nouveau Siècle de Lille, Palais des Festivals à Cannes…

 

Durant l’année 2009-2010, elle est professeure invitée à l’Université de Taipei, Taiwan ; toujours intéressée par de nouvelles connaissances, elle apprend les bases de mandarin.

Marina Chiche s’installe ensuite à Berlin où elle étudie la musique ancienne et se perfectionne en… allemand qu’elle parle couramment. Elle y poursuit sa carrière internationale qui l’amène sur les plus grandes scènes d’une trentaine de pays dont l’Allemagne, l’Angleterre, Israël, le Japon, la Chine, Cuba.

Elle est invitée dans les plus grandes salles :  Gasteig Philharmonie à Münich, Philharmonie de Berlin, Musée d’art ancien à Brussels, CRR Hall à Istanbul, International Tokyo Forum à Tokyo, Utopia Hall à Niigata, Taipei National Concert Hall, National Palace Museum, National Concert Hall in Beijing, Philharmonie d’Odessa, Opéra de Varsovie, Teatro Colon de Bogota, Colombie…
Elle est également invitée par l’Institut Français de Chine.

Au Japon, lors des Folles Journées, Marina Chiche se produit en une grande tournée de 12 concerts en 10 jours, parmi lesquels elle interprète le Concerto de Brahms, Beethoven avec le Sinfonia Varsovia devant 5000 personnes à l’International Tokyo Forum, les Quatre saisons de Vivaldi qui sont alors enregistrées par la NHK. Elle présente ses concerts… en Japonais !

 

Les plus grands musiciens se produisent à ses côtés 

Avec une vingtaine de concertos à son répertoire, elle est aussi à l’aise dans le répertoire contemporain (création d’une pièce pour violon seul de Magnus Lindberg au festival de Radio France Occitanie Montpellier lors d’une carte blanche) que dans l’interprétation historiquement informée ; ainsi elle a été sollicitée par les chefs Thomas Hengelbrock et Giovanni Antonini. Elle a par exemple interprété des concertos de Mozart ou de Beethoven sur cordes en boyau.

Marina Chiche a également dirigé depuis son violon l’orchestre de chambre de Münich, la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême, la Camerata Bern, le Kammerorchester de Basel ou l’Israel Camerata. 

Le chef estonien Paavo Järvi l’a invitée à jouer le concerto de Tchaikovsky dans son Festival à Pärnu en Estonie, ce qui lui a valu les félicitations du compositeur Arvo Pärt. 

En musique de chambre, elle a joué avec le violoncelliste anglais Steven Isserlis, le pianiste russe Boris Berezovksy, le pianiste français Florent Boffard, l’altiste israélien Amihai Grosz ou encore le compositeur finlandais Magnus Lindberg et les violoncellistes français Jérôme Pernoo, Marc Coppey, Henri Demarquette… 

Elle a formé un duo avec le pianiste franco-libanais Abdel Rahman El Bacha, dans lequel les deux musiciens jouent par cœur, suscitant l’enthousiasme par l’engagement dans leurs interprétations.

 

Une « passeuse » de culture

A l’été 2018, après dix ans à l’étranger, riche de ses multiples expériences, Marina Chiche rentre en France et donne un nouveau tournant à sa carrière : elle veut transmettre et partager, en s’engageant auprès de jeunes et de moins jeunes, tout ce qui l’a enrichie dans la pratique de son art.

Elle crée un blog « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la vie d’un musicien professionnel », suivi par 4000 followers.

Elle anime des ateliers à Sciences Po sur des thématiques comme « Musique et Politique au XXe siècle » et « Musique classique à l’ère du numérique ».

En 2019, France Musique lui confie une série d’été de huit fois une heure, intitulée « Mon cœur est un violon » consacrée à la violoniste Ginette Neveu. Durant l’été 2020, une saison 2 « Sur les traces des grandes violonistes » permet à Marina Chiche de rendre visibles ces femmes exceptionnelles. 

En février 2020, son disque « Post-scriptum » est un hommage aux grands violonistes Jascha Heifetz et Fritz Kreisler. Il est très bien accueilli par la presse : 5* de Classica, Coup de cœur de France Musique.

Pendant le confinement du printemps 2020, Marina Chiche crée un atelier quotidien en ligne sur Facebook, très suivi, où elle joue et présente des oeuvres.

En Juin 2020, elle est invitée à jouer en soliste pour le concert du Gouverneur Militaire de Paris dans la Cour d’honneur des Invalides.

A la rentrée 2020, France Musique lui confie la succession de Frédéric Lodéon dans sa mythique émission le dimanche de 14h à 16h.

Marina Chiche se bat pour que la musique classique et contemporaine fasse partie intégrante de la culture de tous, et saisit chaque occasion pour lier musique et société, par exemple lors du Tour de France ou lors d’une Spéciale élections américaines…

Elle est sélectionnée pour rejoindre la promotion de Young Leaders de la French-American Foundation 2020.

Les concerts de Marina Chiche sont régulièrement captés et diffusés par France Musique, Radio Classique, BBC3, NHK…

TF1, France TV (« cinq dernières minutes » du JT, émission « TANDEM », Victoires de la Musique, Toute la musique qu’ils aiment : les étoiles de demain), Mezzo, L’équipe TV, Direct 8, RTL, France Inter, France Musique, Radio Classique, BBC3 (In Tune), autant de médias qui ont accueilli Marina Chiche.

Et aussi, passionnée de football, elle a eu un portrait VIP dans SoFoot et a été reçue par l’EquipeTV à plusieurs reprises…

 

Marina Chiche 2021

Plusieurs concerts sont prévus en 2021 dont un récital à la Philharmonie de Paris en mars « Hommage à Ginette Neveu », des engagements dans des festivals en France comme Abbaye de l’Epau, les Jeudis musicaux de Royan, les Flâneries musicales de Reims et un concert au Théâtre des Champs Elysées. 

La programmation en sera toujours originale et le point commun à tous ces concerts présentés et joués par Marina Chiche est sa volonté farouche de rendre la musique classique accessible à tous, d’aider à une plus grande reconnaissance des femmes interprètes et d’inciter les jeunes à oser la musique classique.

Dernière bonne nouvelle : la fondation Zilber-Vatelot-Rampal a confié à Marina Chiche un magnifique violon de Guadagnini 1784.