#16 - Bilan d'une année en musique (1ère partie)
une histoire d’improvisation, de pédagogie et de…blog 🎷🤓✍️

Cette semaine, tout le monde se pose pour faire un bilan.
Logique, la fin d’année – c’est l’heure des bilans.

 

Traditionnellement, c’est le moment où l’on réfléchit au temps qui passe et aux choses accomplies dans l’année qui se referme.

 

✍️💻Armé d’un carnet ou d’un ordinateur, autour d’un café, d’un verre de vin ou accoudé sur le comptoir d’un bar avec un ou plusieurs verres d’alcool fort selon l’état des lieux…🍷🍶

 

Sur les réseaux sociaux, il y a toutes les formes de rétrospective possibles; Facebook qui vous propose une compilation de vos meilleurs moments et meilleures photos, Instagram avec ses #bestnine… 📸

 

Bref ! Je me suis dit que j’allais m’y coller moi aussi.

 

Et en dressant la liste des événements et en repassant les différents moments de cette année 2018, j’ai pu voir réapparaitre toutes les thématiques que j’aborde avec vous au fil des semaines dans ce blog :

 

Alors, je me suis dit que j’allais partager avec vous quelques expériences marquantes de mon année 2018 – mois par mois – pour vous montrer à quoi une année de la vie d’un musicien pro peut ressembler.

 

Mode de vie d’une musicienne freelance et polyactive : slasheuse ! 😅

 

Alors bien sûr, ce que je vais décrire là n’est pas représentatif de toutes les manières d’exercer la profession de musicien classique.
Loin de là.
Peut-être que cela vous donnera une idée de la diversité des expériences et de la mobilité que la musique peut amener !

 

Apparemment je suis ce qu’on appelle une “slasheuse” : violoniste concertiste / chambriste / professeur / musicologue / prof à Sciences Po / blogueuse …☺️

 

 

Dans mon cas, il s’agit bien de polyvalence voire de “pluriactivité” dont je vous parlais déjà dans l’article #6 Profession-Musicien.

 

La nécessité de faire un bilan 🤔

D’ailleurs cet exercice de bilan, j’en ai bien besoin. Car dans une vie à 300 km/h, tendue vers l’avant et très diversifiée, il est salutaire de prendre le temps de regarder en arrière, de prendre acte du chemin parcouru, des étapes, des escales et des rencontres.

 

La mémoire fonctionne de manière étonnante parfois. Quelle surprise de se “re-souvenir” soudain de voyages ou de concerts que j’avais déjà sagement « archivés » dans ma tête.

 

Que ce soit le répertoire appris, les musiciens rencontrés, les concerts donnés, rien de tel que de réaliser les « heures de vol » parcourues.

 

D’autant que l’année 2018 aura été pour moi riche en découverte, déplacements et en changements !

Janvier 2018 🎶㋀

Du jazz et de l’ improvisation 🎸🎻🎺

Suite à un superbe concert aux Ducs des Lombards du violoniste Mathias Lévy avec le guitariste/violoncelliste Sébastien Giniaux, le contrebassiste Jean-Philippe Viret et le violoncelliste Francois Salque en guest, je réalise que je veux absolument m’essayer à l’improvisation.

 

 

Superbe album intitulé Revisiting Grappelli !

 

Vous savez, ce moment un peu enfantin, où voyant quelque chose à la télévision ou dans un spectacle, vous vous dites :

 

« Moi, quand je serai grand.e, je veux faire ca ! »

 

Eh bien…voilà !
Je suis ressortie du concert en me disant :
« Je ne sais absolument pas comment me lancer, ni par où commencer mais il est temps ! »

 

Comment faire quand on est une violoniste classique, éduquée au respect strict du texte et vaccinée à la « fausse » note ?

 

Comme me répondit si bien Sébastien, guitariste manouche et violoncelliste classique de formation, dans sa sagesse légendaire 😎

 

« Pour se lancer…eh bien, il faut se lancer. »

 

Rendez-vous pris avec Mathias, quelques essais d’improvisation, quelques standards de base plus tard, je ramène mon violon en jam-session.

 

C’est ce qui s’appelle se jeter à l’eau.

Cette démarche m’amène à rencontrer le merveilleux violoniste manouche Tcha Limberger. Là c’est une révélation sur une autre manière de faire de la musique, une autre manière de s’exprimer avec un instrument.

 

Tcha chante, joue de la guitare et du violon. Il a aussi joué de la clarinette. Au fond, quel que soit l’instrument, ce qui compte, c’est son urgence à s’exprimer et l’authenticité avec laquelle il le fait. Une vraie leçon d’humilité et une grande source d’inspiration. 🙏

Avec l’improvisation et l’incursion dans un autre style, c’est aussi la relation à la notation, au respect du texte qui est en question.
Plein de portes mentales s’ouvrent pour la musicienne classique que je suis. Et cela se « transporte », quel que soit le style !
Il faudra que je vous en reparle plus longuement.

 

Ces découvertes s’accompagnent de lectures et relectures de livres inspirés comme :

  • Le violon intérieur de Dominique Hoppenot

 

Livre incontournable à lire, relire…et re-relire !

  • Effortless Mastery de Kenny Werner

 

Sublime texte qui inspire tout musicien !

 

Et ma discothèque idéale s’agrandit largement. Là encore, j’en parlerai dans un prochain article.

« Par coeur » sur scène

Une autre expérience marquante, c’est le concert en récital avec le pianiste Abdel Rahman El Bacha au théâtre de Cholet lors de la Folle Journée en région.

Magnifique théâtre de Cholet

 

Au programme, la première sonate de Prokofiev et les danses roumaines de Bartok.

 

La préparation est hyper intense car je relève le challenge d’apprendre ces pièces par cœur en un peu moins d’un mois.
Mois chargé de cours à la Hochschule de Trossingen où je suis prof de violon et chef du département Cordes et rempli d’autres programmes de concerts. Dont un récital à Hamburg avec mon amie pianiste roumaine Alina Azario.

 

 

Le langage de Prokofiev est rude à mémoriser. Il faut tout décortiquer, comprendre la construction de chaque phrase, intégrer les carrures changeantes, la notation du rythme et faire sens de la grande forme pour porter une narration puissante.

 

Car cette œuvre est aussi sombre que sublime.

 

Je passe de longues heures à pratiquer en utilisant les techniques Pomodoro et Smart, en renforçant le travail digital par une grande dose de travail mental.

 

Vous vous souvenez ?

 

Je vous en parlais déjà dans l’article #9 par exemple des objectifs SMART

La méthode SMART est très souvent utilisée en coaching

 

et de la technique de gestion du temps et d’optimisation du travail

Je suis “fan” de la méthode Pomodoro – technique de gestion du temps ! Pomodoro, c’est le minuteur en forme de tomate que l’on trouve en cuisine ! 🙂

 

Certains m’ont peut-être surprise dans des trains et RER à solfègier à voix basse des sections de la pièce, telle une lunatique… 😅

 

Avant de rentrer sur scène, énorme crise de trac, mais j’arrive à trouver les ressources intérieures grâce à différentes techniques que je vous dévoilais dans l’article #3 sur la gestion du trac) pour me recentrer sur l’enjeu purement musical et le plaisir de jouer cette musique sublime avec un partenaire extraordinaire.

 

Une fois la première note jouée, la récompense est là. J’ai la sensation de décoller sur scène, d’être dans le texte, dans la musique, rien que dans la musique.

 

Aucun doute, mes articles sur l’apprendre par cœur #7/#8/#9 se fondent en partie sur cette expérience.

Février 🤓㋁

Réflexions sur une pédagogie innovante

C’est la première réunion du groupe de travail « Learning & Teaching » de l’AEC à Gênes, Italie.
L’AEC est une association qui réunit les principales écoles et conservatoires de musique à l’échelle européenne et qui œuvre pour l’enseignement supérieur de la musique depuis Bruxelles.

 

Au printemps 2017, j’avais été donner une conférence lors d’un congrès de l’AEC à Anvers. Le thème y était « artistic studies », on y parlait notamment du développement du doctorat d’interprète et de la relation qui existe entre la pratique de la scène et les recherches plus théorico-musicologiques.

 

Mon intervention était intitulée « Mon intervention était intitulée « The (re)searching performer ».

 

En résumé, l’idée était de montrer qu’il existe bel et bien dans la pratique une synergie entre la scène et la salle de classe et de répétition qui sont, en quelque sorte, des espaces de laboratoire complémentaires où l’interprète expérimente et réfléchit constamment.
Tout à fait dans la veine de mon doctorat en Arts: théorie et pratiques obtenu à Lille 3 en Décembre 2016. 🤓

 

Suite à cette intervention, j’ai été justement invitée à prendre part au groupe de travail
« Learning & teaching » pour repenser des pratiques innovantes à mettre en place dans l’enseignement supérieur européen de la musique.

 

Le groupe des 7 personnes est très divers avec des spécialistes de Norvège, Italie, Hollande et Allemagne. Les discussions ont lieu au Conservatoire Paganini à Gênes.

 

Il est fascinant, instructif et parfois attristant de comprendre que la réflexion sur l’innovation pédagogique se heurte souvent à des logiques de professionnalisation et de marketing de la musique. L’enseignement supérieur ne sort pas indemne de ces problématiques. (je vous en parlais déjà dans l’article #14 “La musique classique en procès”)

Atelier à Sciences Po

En Février autre expérience pédagogique forte. Je commence à donner un atelier « Opéra et politique » à Sciences Po Paris.

 

 

Expérience que je suis heureuse de retrouver dix ans après mon premier atelier dans cette école prestigieuse !

 

Oui, j’étais bien jeune alors, guère plus âgée que les élèves et fraîchement diplômée de la classe d’esthétique du CNSMDP. Une expérience marquante !

 

La mission est passionnante et stimulante pédagogiquement car les élèves ont des backgrounds en musique hétérogènes. Certains ont une formation de conservatoire avancée, d’autres ne lisent pas la musique. Et il est fascinant d’oeuvrer à créer des expériences communes et partagées autour de la musique face à un public aussi divers.

 

La thématique Opéra se révèle une voix royale pour décliner la relation musique et politique au travers des siècles puisque l’Opéra est dès sa genèse d’essence politique avec l’Orfeo de Monteverdi à la cour de Mantoue. Et cette relation s’exprime aussi dans des problématiques très contemporaines comme celle de l’architecture et l’emplacement des salles d’Opéra dans la Cité ou du financement publique des maisons d’opéra.

Mars ✈️㋂

Direction : la Côte Ouest ! 🇺🇸

En Mars, je suis invitée à donner un concert et une semaine de masterclasses à Oregon University à Eugene.

 

Tant de choses à raconter : des rencontres merveilleuses et improbables où on se dit que la physique quantique et la synchronicité sont des concepts qui se vivent dans le réel. 🙏

 

Ma fascination pour les campus américains datent de très loin. Je n’ai toujours pas réussi à identifier d’où exactement cela me vient. Sans doute, j’ai idéalisé le campus universitaire en lisant le Jeu des perles de verre de Hermann Hesse, un de mes livres-culte. Je ne cesse d’en parler…

 

En tout cas, j’ai toujours eu envie d’étudier sur un campus, où j’imaginais les bibliothèques ouvertes jour et nuit et j’imaginais qu’il aurait été possible de « butiner » dans différents cours, d’histoire de l’art à la physique quantique, de littérature comparée, de musique, de théâtre et de danse. La transversalité incarnée !
A chacun, ses fantasmes ! 🤓😅

 

Le campus d’Oregon University est immense et très vert. Un régal !

 

Les masterclasses à l’étranger sont pour moi encore et toujours un terrain d’exploration de l’interculturalité.
On dit souvent qu’avec la globalisation, tout est semblable aux quatre coins du monde.
Pourtant les élèves de l’université portent un bagage qui n’est pas le même que les élèves formés en Europe.

 

De manière anecdotique mais assez symptomatique, je me retrouve face à des étudiants jouant le quatuor américain de Dvorak qui ne sont pas sûr de la nationalité de Dvorak. Et ils ne savent pas où localiser la république tchèque (ou Tchécoslovaquie).

 

Travail sur la posture avec une étudiante d’Oregon University

 

Etonnant… et pourtant, est-ce vraiment inconcevable ?
Je ne peux pas me targuer de pouvoir localiser beaucoup d’Etats américains sur une carte !!

 

J’adore ces moments de décalage où il est si tentant de juger, mais avec un pas de côté, avec un peu d’empathie, on prend conscience que notre vision du monde est profondément le résultat d’un conditionnement culturel qui nous dépasse largement.

 

Les masterclasses dans le College of Music sont aussi pour moi l’occasion d’échanger avec des élèves fantastiques dont une, MiYa Saito-Beckmann qui, en plus d’être une excellente violoniste classique, participe depuis son plus jeune âge à des championnats de fiddle et de violon country.
Le rêve !

 

Un peu comme ce que je vous ai décrit à propos du jazz…

 

Je réussis à convaincre Miya de me donner un cours de fiddle. J’en ressors avec un air et l’accompagnement d’une Polska jouée par le groupe Väsen, un groupe de folk suédois.

 

Miya a été formée par la méthode Suzuki qu’elle enseigne également. Cette méthode reste très pratiquée aux Etats-Unis. Et de manière finalement similaire, l’enseignement du fiddle se fait principalement par la répétition et l’oralité.

 

Fascinant de réfléchir aux conclusions à tirer par rapport à la pédagogie.
Ne pourrait-on pas réintroduire cette évidence de la transmission par l’imitation et l’oralité aussi dans le classique parfois ?

 

Lors de ce séjour, je rencontre aussi un instructeur passionnant de Feldenkrais, Colin Pip Dixon qui m’offre une session de découverte fantastique. Une méthode de prise de conscience corporelle.
Mon corps fatigué par le jetlag et le long vol en avion lui en est encore reconnaissant !

 

Souvenez-vous…le corps et la santé du musicien

 

Je fais également la connaissance d’un couple de professeurs d’université extraordinaire. Gina est professeur de littérature italienne, spécialiste de Dante. Marc est professeur de violoncelle baroque et de musicologie. Autour d’un dîner gargantuesque après une longue balade en forêt, s’engagent de longues conversations sur la pratique de la musique baroque, des sources, du répertoire, des instruments.

 

 

L’Oregon est une région sublime, portée par un esprit bien particulier. On y mange bio et on y pense…différemment !

 

Je termine ce séjour américain par un passage à San Francisco.

 

Le Golden Gate, what else ?

 

Et là, c’est la magie encore de la synchronicité. Précisément cette semaine le Quatuor Ebène s’y produit. Je me régale de les écouter dans un concert sublime avec notamment le 2e Razumovsky et de casser la croûte avec eux après le concert.

 

 

Le monde est petit pour la communauté des musiciens-voyageurs.

 

Mars se termine par des masterclasses au Conservatoire Royal de Bruxelles.
Là encore, une expérience très riche.
Comment faire avancer durablement les étudiants en un minimum de temps ? Choix des mots, choix des thématiques, j’adore cet exercice qui relève plus du les étudiants en un minimum de temps ? Choix des mots, choix des thématiques, j’adore cet exercice qui relève plus du coaching que de l’enseignement traditionnel.

Avril 🎤㋃

Le jazz encore

En Avril, j’alterne les cours à Trossingen et poursuis mon exploration du jazz en suivant le stage d’improvisation au CMDL, le centre de musique Didier Lockwood.

 

Le décès de Lockwood survenu de manière si subite teinte d’une profonde tristesse la semaine. Il aurait dû être là et nous donner cours…tout le monde est sous le choc. Il manque. 😢

 

Infinie tristesse…

 

La semaine est très intense.

 

Les cours de rythme avec le batteur André Charlier sont fantastiques.
Le rythme, c’est le geste, c’est le corps. On tape dans les mains, on tape des pieds. On se tord le cerveau avec des polyrythmies jusqu’à ce que le corps intègre de manière quasi miraculeuse un 3 contre 2 puis un 5 contre 4.

 

(La polyrythmie … vous n’y êtes peut-être jamais allés #lesinconnus #polygamie #polynésie 😆

https://www.youtube.com/embed/43d3rMlr4ik

 

C’est quand par exemple vous tapez en 3 avec les mains pendant que vos pieds tapent en 2.

 

Et la joie profonde de faire bouger son corps et de ressentir la puissance du rythme comme une danse, une expérience tribale.

 

De même avec Benoît Sourisse au clavier, on parcourt les harmonies et les modes jazz, pour appréhender les « couleurs ». Evidemment impossible de ne pas faire le lien avec des années de formation en analyse et de réviser Debussy ou Ravel. Du coup, je ré-analyse la sonate de Debussy avec un langage jazz. Limpide !

 

Conclusion :
il n’y a pas de musique jazz ou de musique classique, il y a juste de la musique !

Mai 🎻㋄

En Mai, changement de registre.
Je prends tour à tour différentes casquettes : de l’orchestre que je ne pratique pas si souvent, du solo avec orchestre à la musique de chambre en passant par le récital – dans un cadre diplomatique !

 

C’est d’abord une série d’orchestre en tant que concertmaster invitée de l’Opéra de Hamburg pour la Flûte Enchantée. Vous savez cette production qui avait fait tant parler par le retrait par la production de la soprano Julie Fuchs, enceinte. 😳

 

 

Le chef d’orchestre est Kent Nagano. Il veut insuffler un nouveau style à l’orchestre, amener un vent de fraîcheur et construire une culture stylistique historiquement informée.
Il fait appel à moi sur la recommandation de Thomas Hengelbrock.
A Berlin j’ai étudié la musique ancienne et j’ai travaillé avec Hengelbrock comme concertmaster de l’ensemble Balthasar-Neumann à plusieurs reprises.
L’ensemble Balthasar-Neumann, c’est un ensemble magnifique qui se produit sur instruments anciens et joue souvent avec un chœur associé extraordinaire.

 

 

A Hamburg c’est ma première expérience de fosse. Absolument fascinant de voir de mes propres yeux ce que je sais de mes collègues qui sont membres d’orchestre d’opéra.
Très peu de répétitions, des musiciens d’orchestre différents chaque soir.

 

Le fonctionnement dépend des maisons d’opéra ! Assez affolant pour moi comme concept car les répétitions ont lieu mais ce ne sont pas forcément les mêmes personnes présentes au moment du concert… 😱

 

Quelques moments de sueurs froides et un savoir-faire collectif d’une efficacité remarquable pour deviner quand « planter » tel ou tel accord dans un récitatif, une musique irrésistible et un show très réussi !

Triple de Beethoven 🇬🇧

Sans transition, je me mets en route vers Leicester pour jouer le Triple Concerto de Beethoven avec un super équipe made in Britain : Tom Poster, pianiste et Guy Johnston, violoncelliste, que je connais bien car nous avons plusieurs fois joué ensemble au Leicester Music Festival.
Meghan et Harry sont sur le point de se marier… #omg

 

 

La salle De Montfort Hall est sublime.

 

Le triple de Beethoven est vraiment une œuvre merveilleuse, incroyablement galvanisante à jouer et qui permet de prendre à la fois le rôle de soliste et de chambriste. Idéal dans un contexte d’amitié musicale.

 

Bakou 🔥

Puis, Bye, England, en route vers Bakou, Azerbaïdjan. C’est ma première fois dans ce pays de la région du Caucase. Anciennement occupée par la Russie et puissance du pétrole et du gaz naturel, l’Azerbaïdjan présente un visage culturel complexe.

 

Je suis invitée à me produire au côté de Murad Huseynov, pianiste azéri lors du déplacement du ministre des affaires étrangères Mr Le Drian. Il s’agit du centenaire de la première république démocratique de l’Azerbaidjan.

 

 

Je vous en parlais dans l’article #12
La musique est parfois une vitrine diplomatique.
La musique est parfois une vitrine diplomatique. Vous vous souvenez, le soft-power ?

 

 

Nous jouons Debussy, Saint-Saens et Garayev devant un parterre d’officiels.

 

A peine rentrée de Bakou, je suis en route pour St-Emilion. 🍷

 

Etonnant contraste entre des concerts si différents.
Là, il ne s’agit pas de politique. Quoique…le programme est organisé autour du sublime Quatuor pour la fin du Temps de Messiaen, que Messiaen a composé lors de sa captivité dans un Stalag lors de la 2e Guerre Mondiale.

 

J’en parlerai d’ailleurs dans mon atelier Musique-Politique au XXe siècle à Sciences Po cette année !

 

Là, je suis entourée d’une dream-team de musiciens. Florent Boffard au piano et Anssi Karttunen, violoncelle que je retrouve régulièrement pour faire du trio. Et à la clarinette le fantasque et fantastique Philippe Berrod.

 

De gauche droite : Philippe Berrod, Anssi Karttunen, moi-même et Florent Boffard

 

A St-Emilion c’est une terre magnifique et l’accueil des organisateurs, amis chers, Mr et Mme Querre que je retrouve à chaque fois avec tant de joie est incomparable de générosité et de convivialité.

 

Le seul vrai challenge est de trouver la discipline intérieure pour renoncer à boire avant le concert ! 🍷
Un supplice…

 


Qui pourrait penser qu’être musicien est ennuyeux et routinier?

 

Certes, dans des moments de fatigue et de doute, quel musicien freelance ne s’est pas souhaité des horaires de bureau réguliers et un endroit fixe pour travailler ?

 

Mais c’est justement de là que provient une telle sensation de liberté et de créativité !

 

J’ai encore tant de choses à vous raconter pour 2018…

 

Je pose la plume, reprends une gorgée de thé… Je vous retrouve la semaine prochaine pour finir mon bilan en musique de l’année 2018. ✍️🍵

 

🎬

 

Likez, partagez et diffusez cet article s’il vous a plu et surtout venez discuter avec moi dans les commentaires !

Laisser un commentaire